ART STAGING: UNE MISE EN SCÈNE QUI ADOUCIT LE QUOTIDIEN


Il y a maintenant 41 cadres accrochés sur les murs de mon logis. Ça fait de mon 4 pièces quelque chose de très personnel et j’adore ça. Les cadres au mur augmentent mon sentiment d’appartenance et m'aident à m'enraciner. Mais comme je change mes meubles de place au moins un fois par an, et parfois plus, l’agencement des cadres ne fonctionne plus. Il faut alors courageusement se taper une bonne journée d’Art Staging.


Disposer plusieurs cadres au mur est un défi, surtout si on doit se débrouiller seul. J’ai pratiqué l’Art Staging au quotidien durant 8 ans - ça faisait partie de mes tâches, de mon gagne-pain. Je partage ici un truc, en espérant que ça puisse être utile.


Pour m’aider à créer des ensembles de plusieurs cadres sur un même mur j’ai essayé la méthode de remplacer les cadres par des carrés de papier brun. Mais je suis une visuelle, la composition du tableau compte autant que sa dimension dans l’harmonie. Ça ne fonctionne pas pour moi d’essayer d’harmoniser ensemble des carrés de papier brun. J’ai fini par miser sur une méthode simple pour créer de beaux ensembles sans aide.

Disposition rectangulaire, triangulaire ou en cercle, ou plus simplement alignée sur un axe vertical, ces règles de bases continuent de s’appliquer, simplement je compose d’abord l’arrangement au sol.


Je commence par mesurer l’espace du mur que je veux habiller, et le reproduis sur le plancher avec du ruban-cache (masking tape). Je travaille ensuite la mise en scène en commençant par les plus grosses pièces. Au fur et à mesure de mes essais je monte dans un escabeau pour mieux évaluer l’ensemble. Je n’hésite pas à aller chercher des cadres déjà accrochés dans une autre pièce pour peaufiner l’harmonie s’il y a lieu. Une fois l’arrangement satisfaisant je prends l’ensemble en photo avec ma tablette : ce sera mon plan d’accrochage.


Pour l’accrochage, en général si je n’ai qu’un tableau pas très grand à accrocher seul sur un grand mur, je l’accrocherai décentré vers un des bords plutôt qu’au centre du mur. Au-dessus du lit j’utiliserai des crochets plus costauds que le poids requis, par sécurité, et au-dessus du canapé je tiendrai compte du dégagement de la tête lorsqu’on y est assis.


Dans les compositions de plusieurs cadres je débuterai l’accrochage par le tableau le plus au centre de l’arrangement.


La hauteur est importante : on gagne de l’ambiance en accrochant nos cadres plutôt bas. On définit la hauteur selon comment on vit dans la pièce. Dans les pièces où je me tiens debout, comme dans les corridors, les entrées, la cuisine, je cherche à aligner une ligne imaginaire, située au tiers supérieur du tableau, à la hauteur des yeux. Dans les pièces où on séjourne assis (salon, chambre, bureau, salle à manger) je positionne généralement les cadres 15 cm plus bas.

Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs, c’est presque inévitable même si on a été méticuleux dans la prise de mesure. Je rebouche les trous « de trop » avec un peu de plâtre en tube pré-mélangé (genre Polyfilla), sur lequel je passe un linge humide pour enlever l’excédent (surtout pas de papier sablé sinon il faudra tout repeindre!). Je laisse sécher et je retouche au coton-tige avec de la peinture légèrement diluée.


Chaque fois que j’ai emménagé quelque part j’ai réalisé que mon appartement devenait vraiment « chez-moi » à partir du moment où j’accrochais mes cadres. Accrochez vos cadres, même si l’aménagement et la déco ne sont pas finalisés. C’est une mise en scène qui adoucit la vie.



TO DO : prendre l’habitude de faire laminer les binettes, pirouettes, dessins et mots d’enfants de ma marmaille, pour éventuellement composer un wall of fame rigolo, émouvant, évolutif... et économique.