LA BEAUTÉ: UN RENARD DIFFICILE À APPRIVOISER

Dernière mise à jour : mars 12


J’aime les maisons. J’arrive toujours à transformer mes milieux de vie en quelque chose de beau, d’émouvant, qui me ressemble.


Si le concept que le beau puisse me ressembler est nouveau dans mon esprit, je trouve l'idée absolument séduisante, et j'ai envie de l'apprivoiser, de l'adopter.



Ce qu'il y a, c'est que personne n'est lisse. Et tout ce qu'on fait comme pirouettes pour arriver à vivre plutôt normalement notre vie de pas-lisse-pas-si-normal-au-fond, c'est beau. Émouvant et beau. Même quand c'est poche même quand c'est tout petit, nos pirouettes c'est beau.



"Le peu qu'on peut faire, le très peu qu'on peut faire, il faut le faire." Théodore Monod

Je regarde comment tout un chacun met un pied devant l'autre, la plupart du temps funambule sans filet, et c'est beau.

C'est beau mes fils, leurs blondes, qui inventent leurs personnages au quotidien. Ils sont magnifiques à voir évoluer au travers des aléas de leur vie de parents.



Mes amies sont belles. Émouvantes et belles dans leurs contradictions.

Beaux ces personnages croisés au fil de mes longues marches, parfois qui sourient d'autres fois non, intéressés par l’œil qui les croisent ou tout à leur monde intérieur.




J'ai un physique tout ce qu'il a de banal, et suis absolument réfractaire à toute fantaisie en ce qui a trait à mon allure. Je porte du noir, du blanc, à peu près pas de maquillage et j'ai les cheveux hyper courts parce que sinon je n'arrive pas à les coiffer. Pourtant, c'est mathématique, si tous les gens que je regarde vivre sont émouvants et beaux...




TO DO : rayer « je me suis déguisée en fille » de mes expressions consacrées, et me rappeler, de temps à autre, que moi aussi...